30 septembre 2007

Tout en douceur

Samedi 25 Août:

    Je me suis éveillé sous une sublime, agréable et belle journée de corvées qu'il incombe aux hommes d'effectuer depuis notre jeunesse comme compteur_bleu_clio_2_1si nous étions nés avec cette science infuse de la mécanique, la vérification des niveaux pour la voiture. Ai-je le niveau d'huile? D'eau? De liquide de frein? De compétence requis pour tous ses contrôles? Je suis sous pression comme les pneus que je viens de vérifier, car c'est une lourde responsabilité qui nous appartient afin que la traversée vers ce lieux de culte où le bronzage est attendu tel le messie, le soleil vénéré comme un dieu à qui nous donnons en offrande nos corps blanchis, délavés de toutes pigmentations caramel.

    Je profite de ce doux moment de tête à tête avec elle, je prends tout mon temps, pour la caresser, lui chuchoter tendrement tu es belle, j'adore tes formes, je mets de la musique de circonstances, je la lave doucement, je la sèche avec affection. Mais ce que j'apprécie le plus intensément lors de ce laps de temps, passé avec la voiture, c'est le fait d'éviter le moment de recueillement de ma femme devant les valises, ne sachant, quels vêtements cuirlux_3apporter, à porter, me siérait le mieux avec mon bronzage, quels médicaments mettre dans la trousse de secours afin de parer à toutes éventualités, quel choix faire parmi mes innombrables produits cosmétiques pouvant me rendre irrésistiblement attirante, quels bijoux me feraient étinceler le plus, quels chaussures conviendraient le mieux dans cet étal et surtout quels sacs à mains accompagneraient ces tenues si mûrements réfléchies.
Resto
    A l'approche du repas du soir, je lui propose un restaurant afin de nous détendre, satisfaite de cette initiative elle me réponds par la positive, les avantages liés à cette invitation ne sont pas anodins puisque cela m'évite le dure labeur de la préparation des aliments ainsi que celui du nettoyage et rangement de la vaisselle utilisés pour l'occasion.

meisel_jpeg    A la sortie du restaurant, je dois me battre, je relève le défi qui m'est imposé, la confrontation ultime où un seul en sortira vainqueur, c'est le combat de l'homme contre la machine.
Mon linge lavé, de tous soupçons, qui froissé, dans son orgueil, en a été chamboulé, marqué de plis inrepassables.

Penser aussi à lire la même journée vu par ma femme

~ YIN ~

Posté par darkhain à 21:40 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Tout en douceur

  • j'adore le détails sur ta femme devant sa valise.
    J'dois dire que l'on doit être 90% des femmes à faire ça !
    tu crois pas ???

    Posté par margot, 26 septembre 2007 à 22:12 | | Répondre
Nouveau commentaire